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Editorial :
C'EST LE MOMENT DE FAIRE AVANCER
LA ROUE DE LA REVOLUTION.
Les classes dirigeante réactionnaires ont une caractéristique
universelle, celle de soulever une lourde pierre contre le peuple
et de se la laisser tomber sur les pieds. Les classes dirigeantes
népalaises, féodales, bureaucratique et génocidaires se sont révélées
être encore pires en la matière que leurs comparses partout ailleurs.
L'année dernière, à peu près à la même époque, le 26 Novembre
2001, elles ont déclaré l'état d'urgence à l'échelle du pays tout
entier et imposé la dictature militaire royale la plus brutale,
massacrant plus de 5000 cadres et révolutionnaires en une seule
année. Mais à la fin de l'année elles n'avaient fait que creuser
un peu plus leur propre tombe et permis à la Guerre Populaire
d'atteindre l'équilibre stratégique. La Guerre Populaire Révolutionnaire
au pied de l'Himalaya, partie intrinsèque de la révolution prolétarienne
mondiale a accompli un pas de géant l'année dernière et atteint
la phase cruciale et passionnante où les révolutionnaires m-l-m
doivent faire appel à toute leur perspicacité révolutionnaire
la plus aiguë pour la guider jusqu'à la victoire finale.
Armées de l'invincible idéologie m-l-m - voie Prachanda
et de la juste ligne polico-militaire du parti, les masses et
les cadres héroïques ont transformé avec succès l'adversité du
début en une excellente opportunité de développer la GP par sauts
et par bonds successifs jusqu'à l'étape de l'équilibre stratégique.
Gardant à l'esprit le conseil d'Engels « : ..dans la
révolution comme dans la guerre, il faut toujours montrer un front
solide et celui qui attaque est celui qui a l'avantage ..»,
le parti a adopté dès le début des tactiques offensives et a préparé
les plans militaires appropriés, plans qui ont été appliqués avec
compétence et héroïsme par l'APL. Une série d'offensives militaires
de l'APL, commençant par la prise des quartiers généraux d'Acham
en février, se poursuivant avec celle du camp militaire royal
fortifié de Gam, Rolpa en mai et la prise des quartiers généraux
de districts d'Argha, de Khanchi, de Sanhikharka en septembre
et enfin les quartiers généraux de la zone et du district de Jumla
en novembre, ont réussi à faire voler en éclats la fusse image
de la toute puissance de l'armée royale mercenaire et réussi à
transformer qualitativement le caractère de la guerre civile.
Ces offensives se sont accompagnées de mille assauts grands et
petits, d'embuscades, de sabotages et d'anéantissements dans tout
le pays et pendant toute l'année. De même des programmes de mobilisation
continuelle des masses ont été inscrits à la craie sur les murs
pour mobiliser les masses des classes, castes, nationalités, régions
et sexes opprimés contre la dictature militaire royale. Parmi
ces actions le bandh (baisser de rideaux) de cinq jours en Avril
et celui de trois jours en novembre ont réussi à canaliser la
colère des masses contre l'Etat réactionnaire et à allumer les
flammes de la révolution dans tous les coins et recoins du pays.
Le Parti a aussi organisé des efforts concertés pour contrer,
avec un succès raisonnable, l'odieuse campagne de désinformation
et la sale propagande de guerre des réactionnaires sur les médias
nationaux et internationaux. En conséquence les tentatives désespérées
des réactionnaires n'ont réussi à convaincre ni l'immense majorité
de la population ni une grande partie de la communauté internationale.
L'Etat réactionnaire continuait pour sa part à s'enfoncer dans
sa crise chaque jour qui passait. La contradiction consubstantielle
aux différentes factions, monarchistes et parlementaires des classes
dirigeantes s'est approfondie avec le progrès de la GP. La querelle
de surface sur le problème d'une plus grande extension de l'état
d'Urgence a conduit en mai à une dissolution inopportune d'un
parlement invertébré. L'échec consécutif des élections parlementaires
de novembre au moment où le soulèvement révolutionnaire éclatait
dans tout le pays a eu pour résultat la prise directe du pouvoir
exécutif par le roi et le démantèlement du système parlementaire
et de la constitution. Le parti a interprété cette situation comme
le point culminant du processus inéluctable de centralisation
de l'autorité du vieil Etat réactionnaire au sein de la monarchie
autocratique, processus qui a commencé avec l'abominable massacre
du palais en Juin 2001. La clique fratricide et régicide Gyandra-Paras,
(père et fils) avec son emprise sur l'armée royale et sur les
plus réactionnaires des féodaux autocratiques n'est pas du tout
prête à partager le pouvoir d'Etat avec les forces parlementaires.
Donc à moins d'un revirement complet sous l'égide de l'impérialisme
international et des forces expansionnistes, le fossé grandissant
entre les forces monarchistes et parlementaires ne va pas se combler
de sitôt, ni si facilement ; Le Parti a donc à juste titre
appelé toutes les forces parlementaires à lutter ensemble contre
la monarchie autocratique pour l'élaboration d'un programme commun
minimum afin de réunir autour d'une table toutes les forces politiques
en vue de la formation d'un gouvernement intérimaire et d'une
assemblée constituante.
Les forces réactionnaires internationales, en particulier
l'impérialisme Us et l'expansionnisme indien sont naturellement
saisis d'inquiétude devant le spectre grandissant de la révolution
dans leur arrière-cour traditionnelle néo-coloniale et semi-coloniale.
La toute première visite au Népal du secrétaire d'Etat américain
Colin Powell en Janvier suivi par la toute première réception
d'un premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba dans le bureau
ovale en Mai démontrent amplement le niveau d'inquiétude de la
super-puissance impérialiste hégémonique US envers la guerre GP.
Les impérialistes britanniques ont pris l'initiative d'organiser
un consortium international pour fournir une aide financière et
militaire au régime réactionnaire chancelant ; Le rôle des
expansionnistes indiens s'est manifesté dans le champ de la conspiration.
Après la toute première visite à l'étranger du dirigeant génocidaire
Gyanandra en Inde au mois de juin, les expansionnistes indiens
ont fourni une aide militaire massive aux forces contre-révolutionnaires
et ont mené une série d'activités de trahison contre les forces
révolutionnaires, dans l'intention .perverse de la Bhutanisation
et Sikkimisation du Népal. Cependant la dénonciation résolue de
leurs plans diaboliques par les forces patriotiques et révolutionnaires
semble les avoir obligés à reculer un petit peu dans les dernières
phases et à réduire leur niveau d'ingérence. Néanmoins l'alliance
malsaine entre l'impérialisme US et l'expansionnisme indien est
le danger potentiel extérieur le plus important pour les perspectives
révolutionnaires. Les autres forces internationales, y compris
la Chine et l'UE ont elles-aussi exprimé leur inquiétude devant
la PG qui se développe. L'offre récente de médiation de l'ONU
dans les négociations à venir en cas de requête des deux parties
opposées en dit long sur la progression significative de la vaguer
révolutionnaire qui balaie le pays.
Le saut qualitatif de la Gp au cours de cette période
s'est accompagné d'une expansion horizontale sur 75 districts
du pays alors que l'autorité du vieil Etat réactionnaire se limite
aux quartiers généraux de districts et aux grandes villes, l'autorité
révolutionnaire règne sur tout le reste du pays. Le pouvoir populaire
révolutionnaire sous forme de comités populaires élus s'exerce
sur de vastes zones de base sous la coordination au niveau central
du Conseil Populaire Révolutionnaire Uni.(CPRU). Une cohorte d'observateurs
internationaux et indépendants ont vérifié cette réalité sur le
terrain. Selon une source du ministère britannique de la défense :
« à moins qu'un changement radical n'intervienne, leur victoire
(celle des maoïstes) n'est qu'une question de temps ». Le
comité central du Parti a procédé à un bilan objectif de la situation
dans son ensemble et conclu que la GP avait effectivement atteint
l'étape de l'équilibre stratégique.
Cependant les dirigeants et cadres héroïques du
CPN(M), de l'APL et les masses révolutionnaires en général ont
consenti d'extraordinaires sacrifices pour cette avancée révolutionnaire.
Une personne sur douze en moyenne est tombée sous les balles des
gangsters réactionnaires dans de faux engagements. Et environ
80% de ces personnes appartenaient aux masses populaires désarmées.
Plusieurs dirigeant, cadres et dirigeants de haut niveau, ont
fait le sacrifice de leur vie pour la révolution.
Plusieurs centaines de prisonniers de guerre révolutionnaires
sont portés 'disparus' et des milliers d'autres sont détenus.
Des rapports mentionnent des cas de tortures barbares, des viols,
incendies criminels, pillages, terreur généralisée envers les
masses, autant de crimes commis par les mercenaires de l'armée
royale partout et tout le temps, des crimes qui soutiennent la
comparaison avec ceux d'Hitler. Les organisations internationales
des droits de l'homme et même la commission nationale des droits
de l'homme .sponsorisé par l'Etat ont lourdement condamné le régime
royal génocidaire pour ses crimes abominables. Néanmoins tous
ces sacrifices et la terreur blanche n'ont fait que renforcer
la détermination des masses et des cadres à résister et à mener
la révolution jusqu'à la victoire finale,. Cela se vérifie par
le nombre toujours croissant des gens parmi les masses et classes
populaires qui rejoignent les
rangs du Parti, de l'APL, du front révolutionnaire
uni. D'autre part la direction du Parti, de l'APL et du CPRU est
en sécurité et agit activement pour la révolution.
Comme Mao l'a dit, cette phase de l'équilibre stratégique
est « l'étape de transition de toute la guerre » et
« ce sera à la fois la période la plus difficile et en même
temps la période pivot ». Une kyrielle de facteurs militaires
et extra-militaires y compris une évaluation objective de l'équilibre
des pouvoirs entre la révolution et la contre-révolution, les
facteurs internationaux étant donnée la situation géostratégique
particulière du Népal pris en sandwich entre deux états gigantesques
l'Inde et la Chine, devront être pris en considération quand nous
pousserons la roue de la révolution dans le sens l'étape suivante,
celle de l'offensive stratégique. A l'heure actuelle, la situation
nation nationale et la situation internationale sont toutes deux
en train de tourner en faveur des forces révolutionnaires bien
qu'il y ait d'importants obstacles à surmonter plus particulièrement
dans la sphère internationale. Si le Parti poursuit correctement
la politique fondamentale de fermeté stratégique et de souplesse
tactique, il n'y a aucune raison qu'on ne parvienne à vaincre
ces obstacles. Il serait bon de se souvenir du conseil de Rosa
Luxembourg : « Il n'y a pas de juste milieu à maintenir
dans toute révolution. La loi de sa nature même veut que la décision
soit rapide ; ou bien la locomotive fonce à toute vapeur
vers l'apogée historique, ou bien entraînée par son propre poids
elle retombe en arrière jusqu'au point de départ et dans l'abîme ;
et ceux qui avec une force insuffisante voudraient la maintenir
à mi-pente, seraient irrémédiablement poussés dans le précipice. »
Tant que notre guerre est juste et
que les masses sont avec nous, nous sommes sûrs de gagner la guerre,
mais le point le plus important, comme Lénine et Mao le martelaient
sans cesse, est « d'oser vaincre ».
« Même si la révolution a débuté dans une
situation qui ne semblait pas très compliquée, le développement
de la révolution elle-même crée toujours une situation
exceptionnellement compliquée.
Une révolution' est un processus incroyablement
compliqué et douloureux de la mort de l'ordre ancien et de la
naissance de l'ordre nouveau. »
V.I. Lénine, « Les Bolcheviques peuvent-ils
garder le pouvoir d'Etat ? »