Vive
Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme!
Introduction
En 1984, le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste
(MRI) a été fondé, en regroupant le noyau des révolutionnaires
Maoïstes dans le monde qui étaient déterminés à mener la lutte
pour un monde sans exploitation et sans oppression, sans impérialisme,
un monde dans lequel même la division de la société en classes
serait abolie - le monde communiste du futur. Depuis la formation
de notre Mouvement, nous avons continué de progresser et aujourd'hui,
à l'occasion du centenaire de Mao Tsétoung, avec un sens profond
de nos responsabilités, nous déclarons au prolétariat international
et aux masses opprimées dans le monde que l'idéologie qui nous
guide est le Marxisme-Léninisme-Maoïsme.
Notre Mouvement a été fondé sur la base de la
Déclaration du Mouvement Internationaliste adoptée lors de la
Seconde Conférence des Partis et Organisations Marxistes-Léninistes
en 1984. La Déclaration défend l'idéologie prolétarienne révolutionnaire
et sur cette base elle envisage de façon correcte pour l'essentiel
les tâches des communistes révolutionnaires dans différents pays
et à l'échelle mondiale, l'histoire du mouvement communiste international
et nombre d'autres questions vitales. Aujourd'hui nous réaffirmons
que la Déclaration est le fondement solide de notre Mouvement
à laquelle nous apportons une nouvelle clarification, une compréhension
approfondie de notre idéologie et une unité plus profonde de notre
Mouvement.
La Déclaration insiste à juste titre sur les
«apports d'ordre qualitatif de Mao Tsétoung à la science du Marxisme-Léninisme»
et affirme qu'il l'a fait progresser à une "nouvelle étape".
Cependant, l'utilisation du terme de « Marxisme-Léninisme-Pensée
Mao Tsétoung» dans notre Déclaration reflétait une compréhension
encore incomplète de cette nouvelle étape. Au cours des neuf dernières
années, notre Mouvement a été engagé dans une discussion et une
lutte prolongées, riches et approfondies pour assimiler plus profondément
les développements de Mao Tsétoung sur le Marxisme. Pendant la
même période, les partis et les organisations de notre Mouvement
et du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste dans leur ensemble
ont été engagés dans la lutte révolutionnaire contre l'impérialisme
et la réaction. Le plus important a été l'expérience avancée de
la Guerre Populaire dirigée par le Parti Communiste du Pérou (PCP)
qui a réussi à mobiliser les masses par millions, balayant le
pouvoir d'Etat dans de nombreuses régions du pays et établissant
le pouvoir des ouvriers et des paysans dans ces zones. Ces avancées,
en théorie et en pratique, nous ont permis d'approfondir notre
compréhension de l'idéologie prolétarienne et, sur cette base,
de faire un pas essentiel, la reconnaissance du Marxisme-Léninisme-Maoïsme
en tant que troisième étape nouvelle et supérieure du Marxisme.
La troisième étape nouvelle et supérieure du Marxisme
Mao Tsétoung a développé de nombreuses thèses
sur toute une série de questions vitales de la révolution. Mais
le Maoïsme n'est pas la simple somme des grandes contributions
de Mao. Il est un développement du Marxisme-Léninisme en profondeur
et sous tous ses aspects qu'il a porté à une étape nouvelle et
supérieure. Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme est un ensemble intégré;
il représente l'idéologie du prolétariat, mise sous une forme
synthétique et élevée à de nouveaux stades, du Marxisme au Marxisme-Léninisme
puis au Marxisme-Léninisme-Maoïsme, par Karl Marx, V.I. Lénine
et Mao Tsétoung, sur la base de l'expérience du prolétariat et
de l'humanité dans la lutte de classe, la lutte pour la production
et l'expérimentation scientifique. Il constitue l'arme invincible
qui permet au prolétariat de comprendre le monde et de le changer
par la révolution. Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme est une idéologie
vivante et scientifique qui peut être appliquée de façon universelle,
qui se développe constamment et qui s'enrichit davantage par son
application au processus révolutionnaire ainsi que par les progrès
de la connaissance humaine en général. Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme
est l'ennemi de toutes les formes du révisionnisme et du dogmatisme.
Toute sa puissance vient de ce qu'il est vrai.
Karl Marx
Karl Marx, le premier, a développé le communisme
révolutionnaire il y a presque 150 ans. Avec l'aide de son proche
compagnon d'armes Friedrich Engels, il a développé un système
philosophique complet, le matérialisme dialectique, et a découvert
les lois fondamentales qui gouvernent l'histoire humaine.
Marx a développé une science de l'économie politique
qui a révélé la nature de l'exploitation du prolétariat, l'anarchie
inhérente et les contradictions du mode de production capitaliste.
Karl Marx a développé sa théorie révolutionnaire en étroite relation
avec et au service de la lutte de classe du prolétariat international.
Il a construit la Première Internationale et a écrit, avec Engels,
le Manifeste du Parti Communiste qui a retenti par son appel «Prolétaires
de tous les pays, unissez-vous!». Marx a porté une grande attention
et a tiré les leçons de la Commune de Paris de 1871, la première
grande tentative du prolétariat pour se saisir du pouvoir d'Etat.
Il a armé le prolétariat mondial de la compréhension
de sa mission historique: prendre le pouvoir politique par la
révolution et utiliser ce pouvoir - la dictature du prolétariat
- pour transformer les conditions sociales jusqu'à ce que les
bases mêmes de la division de la société en classes soient éliminées.
Marx a mené la lutte contre les opportunistes
dans le mouvement prolétarien qui cherchaient à restreindre la
lutte des ouvriers à l'amélioration des conditions de l'esclavage
salarié sans remettre en cause l'existence même de cet esclavage.
Pris ensemble, la position, le point de vue
et la méthode de Marx ont pris le nom de Marxisme, lequel représente
le premier grand jalon du développement de l'idéologie du prolétariat.
V.I. Lénine
V.I. Lénine a porté le Marxisme à un tout nouveau
stade de développement dans sa conduite du mouvement prolétarien
révolutionnaire en Russie et de la lutte au sein du mouvement
communiste international contre le révisionnisme.
Entre autres contributions, Lénine a analysé
le développement du capitalisme à son stade suprême et final,
l'impérialisme. Il a montré que le monde était divisé entre une
poignée de puissances impérialistes et la grande majorité, les
nations et les peuples opprimés, et a montré que les puissances
impérialistes seraient forcées de rentrer en guerre périodiquement
pour repartager le monde entre elles. Lénine a décrit l'ère dans
laquelle nous vivons comme l'époque de l'impérialisme et de la
révolution prolétarienne. Lénine a développé le concept de parti
politique de type nouveau, le Parti Communiste, comme l'outil
indispensable pour mener les masses révolutionnaires à la prise
du pouvoir.
Le plus important est que Lénine a élevé la
théorie et la pratique de la révolution prolétarienne à un niveau
complètement nouveau pendant qu'il dirigeait le prolétariat, pour
la première fois dans l'histoire, vers la prise et la consolidation
de son pouvoir politique, sa dictature révolutionnaire, par la
victoire de la révolution d'Octobre dans l'ancienne Russie tsariste
en 1917.
Lénine a mené une lutte à mort contre les révisionnistes
de son temps au sein de la Deuxième Internationale qui avaient
trahi la révolution prolétarienne et avaient appelé les ouvriers
à défendre les intérêts de leurs maîtres impérialistes au cours
de la Première Guerre mondiale.
Les «échos des canons de la révolution d'Octobre»
et la lutte de Lénine contre le révisionnisme se sont répandus
plus largement dans le mouvement communiste dans le monde entier,
établissant le lien entre les luttes des peuples opprimés et la
révolution prolétarienne mondiale, et la Troisième Internationale
(ou Internationale Communiste) a été formée.
Le développement général et dans tous les domaines
du Marxisme par Lénine représente le second grand bond de l'élaboration
de l'idéologie prolétarienne.
Après la mort de Lénine, Joseph Staline a défendu
la dictature du prolétariat contre des ennemis intérieurs et contre
les agresseurs impérialistes au cours de la Deuxième Guerre mondiale
et il a poursuivi la construction et la transformation socialistes
en Union Soviétique. Staline a lutté pour que le mouvement communiste
international reconnaisse le Marxisme-Léninisme comme le second
grand jalon du développement de l'idéologie prolétarienne.
Mao Tsétoung
Mao Tsétoung a porté le Marxisme-Léninisme à
une étape nouvelle et supérieure au cours des décennies pendant
lesquelles il a dirigé la Révolution Chinoise, la lutte internationale
contre le révisionnisme moderne et, surtout, en découvrant en
pratique et en théorie la méthode de la continuation de la révolution
sous la dictature du prolétariat afin d'empêcher la restauration
du capitalisme et de poursuivre la marche vers le communisme.
Mao Tsétoung a magistralement développé les trois composantes
du Marxisme - la philosophie, l'économie politique et le socialisme
scientifique.
Mao a dit: «Le pouvoir est au bout du fusil».
Mao Tsétoung a largement développé la science militaire du prolétariat
par sa théorie et sa pratique de la Guerre Populaire. Mao nous
a enseigné que le peuple, et non les armes, est le facteur décisif
dans la guerre. Il a mis en lumière que chaque classe a ses propres
formes de guerre avec des caractères, des buts et des moyens spécifiques.
Il a fait remarquer que toute la logique militaire peut se résumer
au principe «Vous avez votre façon de vous battre, nous avons
la nôtre» et que le prolétariat doit se forger une stratégie et
une tactique militaires qui sachent tirer parti de ses avantage
propres, en libérant et en s'appuyant sur l'initiative et l'enthousiasme
des masses révolutionnaires.
Mao a établi que la politique de conquérir des
zones libérées et d'établir systématiquement le pouvoir politique
était la clef de la mobilisation des masses et du développement
de la force du peuple sur le plan militaire et de la progression
par vagues de leur pouvoir politique. Il a insisté sur la nécessité
de diriger les masses en réalisant des transformations révolutionnaires
dans les zones libérées et de développer ces zones sur les plans
politique, économique et culturel en les mettant au service du
progrès de la guerre révolutionnaire.
Mao a enseigné que le Parti doit contrôler les
fusils et qu'il ne faut jamais permettre aux fusils de contrôler
le Parti. Le Parti doit être construit comme le moyen permettant
de lancer et de diriger la guerre révolutionnaire. Il a insisté
sur le fait que la tâche centrale de la révolution est la prise
du pouvoir par la violence révolutionnaire. La théorie de Mao
Tsétoung sur la Guerre Populaire est applicable de façon universelle
dans tous les pays, bien qu'elle doive être appliquée en fonction
des conditions concrètes dans chaque pays et doive, en particulier,
prendre en considération les deux grands types de pays - les pays
impérialistes et les pays opprimés - qui existent dans le monde
d'aujourd'hui.
Mao a résolu le problème de la manière de faire
la révolution dans un pays dominé par l'impérialisme. La voie
fondamentale qu'il a tracée pour la révolution en Chine représente
une contribution inestimable pour la théorie et la pratique de
la révolution et représente le guide pour libérer les pays opprimés
par l'impérialisme. Cela consiste en une Guerre Populaire prolongée,
encerclant les villes par la campagne, reposant sur la lutte armée
comme forme principale de lutte et sur l'armée dirigée par le
Parti comme forme principale d'organisation des masses, en mobilisant
la paysannerie, principalement la paysannerie pauvre, en menant
la révolution agraire; cela consiste aussi en la construction
d'un front uni sous la direction du Parti Communiste pour mener
à bien la Révolution de Démocratie Nouvelle contre l'impérialisme,
le féodalisme et le capitalisme bureaucratique et en l'établissement
de la dictature conjointe des classes révolutionnaires sous la
direction du prolétariat comme prélude nécessaire à la révolution
socialiste qui doit faire immédiatement suite à la victoire de
la première étape de la révolution. Mao a avancé la thèse des
«trois armes magiques» - le Parti, l'Armée et le Front Uni -
instruments indispensables pour faire la révolution dans chaque
pays qu'il faut adapter aux conditions et à la voie spécifiques
de la révolution.
Mao Tsétoung a largement développé la philosophie
prolétarienne, le matérialisme dialectique. En particulier, il
a mis l'accent sur la loi de la contradiction, l'unité et la lutte
des contraires, en tant que loi fondamentale régissant la nature
et la société. Il a souligné que l'unité et l'identité de toute
chose sont passagères et relatives, alors que la lutte des contraires
est ininterrompue, absolue, et que cela est à l'origine des ruptures
radicales et des bonds révolutionnaires. Il a magistralement appliqué
sa compréhension de cette loi à l'analyse de la relation entre
la théorie et la pratique, en insistant sur le fait que la pratique
est à la fois la seule source et le critère ultime de la vérité
et en mettant l'accent sur le bond entre la théorie et la pratique
révolutionnaires. De cette façon, Mao a développé plus avant la
théorie prolétarienne de la connaissance. Il a été en première
ligne pour mettre à la disposition des masses les plus larges
la philosophie en popularisant, par exemple, l'idée que «un se
divise en deux» par opposition à la thèse révisionniste selon
laquelle «deux fusionnent en un».
Mao Tsétoung a développé plus avant la compréhension
de l'idée que «le peuple et le peuple seul est la force motrice,
le créateur de l'histoire universelle». Il a développé la compréhension
de la ligne de masse «Recueillir les idées des masses (dispersées,
non systématiques), les concentrer (en idées généralisées et systématisées,
après étude), puis aller de nouveau dans les masses pour les diffuser
et les expliquer, faire en sorte que les masses se les assimilent,
y adhèrent fermement et les traduisent en action et vérifier dans
l'action même des masses la justesse de ces idées». Mao a insisté
sur la vérité profonde selon laquelle la matière peut se transformer
en conscience et la conscience en matière, développant plus avant
le rôle dynamique de la conscience des hommes dans tous les domaines
de leur activité.
Mao Tsétoung a dirigé la lutte internationale
contre le révisionnisme moderne à la tête duquel se trouvaient
les révisionnistes krouchtchéviens. Il a défendu la ligne idéologique
et politique communiste contre les révisionnistes modernes et
a appelé les révolutionnaires prolétariens authentiques à rompre
avec eux et à créer des partis fondés sur les principes Marxistes-Léninistes-Maoïstes.
Mao Tsétoung a entrepris une analyse pénétrante
des leçons de la restauration du capitalisme en URSS et des insuffisances
comme des succès de la construction du socialisme dans ce pays.
Tout en défendant les grandes contributions de Staline, Mao a
aussi fait le bilan des erreurs de Staline. Il a résumé l'expérience
de la révolution socialiste en Chine et des luttes répétées entre
les deux lignes contre les quartiers généraux du révisionnisme
au sein du Parti Communiste Chinois. Il a magistralement appliqué
la dialectique matérialiste à l'analyse des contradictions de
la société socialiste.
Mao a enseigné que le Parti doit jouer le rôle
d'avant-garde - avant, pendant et après la prise du pouvoir -
en dirigeant le prolétariat dans son combat historique pour le
communisme. Il a fait progresser notre compréhension de la façon
de préserver le caractère révolutionnaire du Parti en menant une
lutte idéologique active contre les influences bourgeoises et
petites-bourgeoises dans ses rangs, la transformation idéologique
des membres du Parti, la critique et l'autocritique et l'application
de la lutte entre les deux lignes contre les tendances opportunistes
et révisionnistes dans le Parti. Mao a enseigné qu'une fois que
le prolétariat a saisi le pouvoir et que le Parti est devenu la
force dirigeante dans l'Etat socialiste, la contradiction entre
le Parti et les masses devient une expression concentrée des contradictions
qui font de la société socialiste une transition entre capitalisme
et communisme.
Mao a développé la compréhension du prolétariat
de l'économie politique, du rôle contradictoire et dynamique de
la production elle-même et de son interrelation avec la superstructure
politique et idéologique de la société. Mao a enseigné que le
système de propriété détermine de façon décisive les rapports
de production mais que, sous le socialisme, il faut prendre garde
à ce que la propriété publique soit socialiste dans son contenu
comme dans sa forme. Il a insisté sur l'interaction entre le système
de propriété socialiste et les deux autres aspects des rapports
de production, les liens entre les rapports humains dans le travail
et le système de distribution. Mao a développé la thèse léniniste
selon laquelle la politique est l'expression concentrée de l'économie,
en montrant que dans la société socialiste la justesse de la ligne
idéologique et politique détermine si le prolétariat détient réellement
les moyens de production. En outre, il a souligné que la montée
du révisionnisme signifie la montée de la bourgeoisie, qu'étant
donnée la nature contradictoire de la base économique du socialisme
il serait facile aux responsables engagés dans la voie capitaliste
de réinstaurer le système capitaliste s'ils revenaient au pouvoir.
Il a fait une critique approfondie de la théorie
révisionniste des forces productives et en a tiré la conclusion
que la superstructure, la conscience, peuvent transformer l'infrastructure
et, avec l'aide du pouvoir politique, développer les forces productives.
Tout cela est exprimé dans le mot d'ordre de Mao: «Faire la Révolution,
Promouvoir la Production».
Mao Tsétoung a lancé et dirigé la Grande Révolution
Culturelle Prolétarienne qui a constitué un grand bond en avant
dans l'expérience de l'exercice de la dictature du prolétariat.
Des centaines de millions de gens se sont dressés pour renverser
les responsables engagés dans la voie capitaliste qui avaient
émergé au sein de la société socialiste et qui s'étaient particulièrement
concentrés dans la direction du Parti lui- même (tels Liou Chao-chi,
Lin Piao et Deng Xiao-ping). Mao a dirigé le prolétariat et les
masses dans leur confrontation avec les responsables engagés dans
la voie du capitalisme pour imposer les intérêts, le point de
vue et la volonté de la grande majorité dans tous les domaines
qui, même dans la société socialiste, étaient restés la chasse
gardée des classes exploiteuses et de leur mode de pensée.
Les grandes victoires remportées au cours de
la Révolution Culturelle ont empêché la restauration du capitalisme
en Chine pendant une décennie et ont conduit à de grandes transformations
socialistes dans la base économique comme dans l'éducation, la
littérature et l'art, la recherche scientifique et les autres
domaines de la superstructure. Sous la direction de Mao, les masses
ont retourné le vieil humus qui engendre le capitalisme -tels
le droit bourgeois et les trois grandes différences entre ville
et campagne, entre ouvriers et paysans et entre travail intellectuel
et travail manuel.
Au cours de cette lutte idéologique et politique
implacable, des millions d'ouvriers et d'autres masses révolutionnaires
ont fortement approfondi leur conscience de classe et leur maîtrise
du Marxisme-Léninisme-Maoïsme et ont renforcé leur capacité à
forger le pouvoir politique. La Révolution Culturelle a été menée
comme une partie intégrante de la lutte internationale du prolétariat
et a été une école de l'internationalisme prolétarien.
Mao a saisi la relation dialectique entre le
besoin d'une direction révolutionnaire et la nécessité de soulever
les masses révolutionnaires et de s'appuyer sur elles pour mettre
en oeuvre la dictature du prolétariat. En agissant ainsi, le renforcement
de la dictature du prolétariat a été aussi l'exercice le plus
étendu et le plus approfondi de la démocratie prolétarienne qui
ait été réalisé dans le monde et des chefs révolutionnaires héroïques
se sont révélés, tels Kiang Tsing et Tchang Tchouen-kiao, qui
sont restés aux côtés des masses et les ont dirigées dans la bataille
contre les révisionnistes et qui n'ont pas cessé de tenir haut
levé le drapeau du Marxisme-Léninisme-Maoïsme face à une défaite
amère.
Lénine a dit: «Celui-là seul est un Marxiste
qui étend la reconnaissance de la lutte de classe jusqu'à la reconnaissance
de la dictature du prolétariat». A la lumière des leçons inestimables
et des succès remportés par la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne
dirigée par Mao Tsétoung, cette ligne de démarcation a été précisée
davantage. Aujourd'hui on peut affirmer que seul est Marxiste
celui qui étend la reconnaissance de la lutte des classes jusqu'à
la reconnaissance de la dictature du prolétariat et jusqu'à la
reconnaissance de l'existence objective des classes, de contradictions
antagoniques de classe, de la bourgeoisie dans le Parti et de
la continuation de la lutte des classes sous la dictature du prolétariat
pendant toute la période du socialisme jusqu'au communisme. Comme
Mao l'a exprimé avec tant de force: «Toute confusion à cet égard
ménera au révisionnisme».
La restauration du capitalisme après le coup
d'Etat contre-révolutionnaire de 1976 dirigé par Houa Kuo-feng
et Deng Xiao-ping ne remet en aucune façon en cause le Maoïsme
ou les réalisations historiques universelles et les leçons magistrales
de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne; plutôt, cette
défaite confirme les thèses de Mao sur la nature de la société
socialiste et la nécessité de poursuivre la révolution sous la
dictature du prolétariat.
A l'évidence, la Grande Révolution Culturelle
Prolétarienne représente une épopée de l'histoire mondiale de
la révolution, un sommet victorieux pour les communistes et les
révolutionnaires du monde, une réalisation impérissable. Bien
qu'il nous reste un long chemin à parcourir, cette révolution
nous a légué d'importantes leçons que nous appliquons déjà comme,
par exemple, l'idée que la transformation idéologique est fondamentale
pour que notre classe prenne le pouvoir.
Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme: le troisième
grand jalon
Au cours de la révolution chinoise, Mao avait
développé le Marxisme-Léninisme dans de nombreux domaines. Mais
ce fut l'épreuve de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne
qui a fait faire un bond à notre idéologie et que le troisième
grand jalon, le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, a complètement pris
forme. En se plaçant au niveau supérieur du Marxisme-Léninisme-Maoïsme
les communistes révolutionnaires peuvent assimiler plus profondément
les enseignements des grands dirigeants précédents et, véritablement,
même les contributions antérieures de Mao Tsétoung prennent un
sens plus profond. Aujourd'hui, sans le Maoïsme, il ne peut y
avoir de Marxisme-Léninisme. A l'évidence, nier le Maoïsme revient
à nier le Marxisme-Léninisme lui-même.
Chaque jalon important dans le développement
de l'idéologie révolutionnaire du prolétariat rencontre une résistance
acharnée et n'est reconnu qu'à travers une lutte intense et que
grâce à son application dans la pratique révolutionnaire. Aujourd'hui,
le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste déclare que le
Marxisme-Léninisme-Maoïsme doit être le commandant en chef et
le guide de la révolution mondiale.
Par centaines de millions, les prolétaires et
les masses opprimées dans le monde se trouvent propulsés dans
la lutte contre le système impérialiste mondial et toute la réaction.
Sur le champ de bataille contre l'ennemi, ils cherchent le drapeau
qui est le leur. Les communistes révolutionnaires doivent forger
notre idéologie universelle et la répandre dans les masses de
façon à les mobiliser et organiser encore mieux leurs forces afin
de prendre le pouvoir par la violence révolutionnaire. Pour accomplir
cela, des partis Marxistes-Léninistes-Maoïstes, unis dans le Mouvement
Révolutionnaire Internationaliste, doivent être créés là où ils
n'existent pas et ceux qui existent doivent se renforcer pour
préparer, lancer et mener jusqu'à la victoire la Guerre Populaire
pour la prise du pouvoir au service du prolétariat et des peuples
opprimés. Nous devons soutenir, défendre et surtout appliquer
le Marxisme-Léninisme-Maoïsme.
Nous devons accélérer notre lutte pour la formation
d'une Internationale Communiste d'un type nouveau, fondée sur
le Marxisme-Léninisme-Maoïsme. La révolution prolétarienne mondiale
ne peut avancer vers la victoire sans forger une telle arme parce
que, comme nous l'a enseigné Mao Tsétoung, ou bien nous marchons
tous ensemble au communisme ou personne n'y va.
Mao Tsétoung a dit: «Le Marxisme comprend des
milliers de vérités, mais elles se résument toutes en une phrase:
on a raison de se révolter». Le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste
prend la révolte des masses comme point de départ et appelle le
prolétariat et les révolutionnaires du monde entier à se saisir
du Marxisme-Léninisme-Maoïsme. Cette idéologie libératrice et
partisane doit être mise entre les mains du prolétariat et de
tous les opprimés parce qu'elle seule permettra à la révolte des
masses de balayer des milliers d'années d'exploitation de classe
et de donner naissance au monde nouveau du communisme.
Tenons haut levée la grande bannière rouge du
Marxisme-Léninisme-Maoïsme!
- 26 décembre 1993
Sur la Situation Mondiale
En 1984, la Déclaration du Mouvement Révolutionnaire
Internationaliste indiquait: «Le monde d'après la Deuxième
Guerre mondiale est rapidement en train de se désagréger. Les
rapports économiques et politiques au niveau international - le
'partage du monde' - qui avaient été établis au cours de la Deuxième
Guerre Mondiale et dans les suites de cette guerre, ne se prêtent
plus à ce que les différentes puissances impérialistes puissent
continuer, 'de façon pacifique', à assurer l'expansion et l'extension
nécessaires de leurs empires fondés à base de profit. Et si le
monde d'après-guerre a déjà connu des transformations importantes
à cause des conflits entre les impérialistes et à cause, surtout,
des luttes révolutionnaires de cette période, on assiste aujourd'hui
à une remise en cause générale de tout le réseau de rapports économiques,
politiques et militaires dans son ensemble. La stabilité relative
des grandes puissances impérialistes... se désagrège. On assiste
à une recrudescence des luttes révolutionnaires des nations et
des peuples opprimés, et ces luttes portent de nouveau atteinte
à l'ordre impérialiste mondial... Aujourd'hui déjà, l'accentuation
des contradictions entraîne tous les pays et toutes les régions
du monde, ainsi que certains secteurs des masses qui étaient restées
jusqu'ici assoupies et à l'écart de la vie politique, dans le
tourbillon de l'histoire mondiale; et ce phénomène ne sera que
plus marqué à l'avenir. Les communistes révolutionnaires doivent
donc se préparer et préparer les ouvriers munis d'une conscience
politique de classe ainsi que d'autres secteurs révolutionnaires
du peuple et doivent intensifier les luttes révolutionnaires».
L'analyse de la Déclaration sur le caractère
temporaire de l'ordre mondial existant et son appel à des préparatifs
urgents en vue de changements soudains et d'accélérations subites
des développements ont été confirmés par les événements dans le
monde, bien que le cours exact des événements - la désagrégation
du camp social-impérialiste soviétique et l'atténuation de la
rivalité aiguë entre les blocs impérialistes sous l'emprise des
Etats-Unis et des Soviétiques qui avait amené le monde au bord
de la guerre mondiale - ne pouvait être prévu.
Dans le cadre de l'aggravation de la crise du
système impérialiste, les traits principaux de la situation mondiale
actuelle sont: la recrudescence des luttes des nations opprimées
dans le monde, en particulier les succès glorieux de la Guerre
Populaire au Pérou, le déclenchement de révoltes dans le ventre
même des bêtes impérialistes immondes, la ré-émergence de l'impérialisme
US en tant que seul gendarme en chef de l'ordre impérialiste,
l'intervention et l'agression impérialistes contre les nations
opprimées et une intensification de l'exploitation et des attaques
à l'encontre des masses des nations opprimées et des pays capitalistes
eux-mêmes et le réalignement des forces qui se produit dans les
rangs des puissances impérialistes.
Le rêve fumeux des impérialistes d'un «Nouvel
Ordre Mondial»
A la suite de la désagrégation du camp impérialiste
soviétique, ce qui n'a été en fait qu'une manifestation marquante
de la crise sévère qui étreint le système impérialiste dans son
ensemble, système dont l'Union soviétique constituait un des principaux
piliers, les impérialistes US ont déclaré avec arrogance qu'ils
imposaient un «Nouvel Ordre Mondial». Pour leurs propres adeptes
chez eux et pour les oreilles très crédules, cet ordre nouveau
a été maquillé superficiellement par des mots comme «respect de
la loi internationale», «nouvelle ère de paix», «démocratie»,
«lutte contre la tyrannie et la dictature» et même «droits de
l'homme». Les puissances impérialistes qui, la veille, se prenaient
à la gorge faisaient mine de s'embrasser. Les Nations unies et
les autres organisations impérialistes du même genre ont été présentées
comme les gardiens de la «nouvelle ère de paix mondiale». Les
impérialistes espéraient naïvement masquer la nature réelle de
la débâcle du bloc social-impérialiste soviétique et comptaient
utiliser celle-ci pour désaisir les masses opprimées de l'arme
que constitue l'idéologie révolutionnaire communiste. Leurs idéologues,
avec les réactionnaires et les révisionnistes de tout poil, ont
lancé une offensive contre-révolutionnaire proclamant la fin de
l'idée communiste d'un monde libéré de l'exploitation et même
la «fin de l'histoire». L'impérialisme, la réaction et le révisionnisme
se sont démenés à perdre haleine pour agiter le drapeau dépenaillé
et décrépit de la "démocratie", symbole de la domination
inhumaine et sanglante du capital, et pour le présenter comme
la seule alternative. Il s'est vraiment agi d'une sinistre conspiration
dont les conséquences sordides et sanguinaires ne sont que trop
évidentes.
L'acte inaugural de ce «nouvel» ordre mondial
a été le viol brutal de l'Irak par les Etats-Unis secondés par
d'autres puissances impérialistes et avec l'aide d'une légion
étrangère d'un type nouveau constituée de soldats originaires
des pays qu'ils dominent. Le but recherché était de délimiter
les empires et de soumettre les opprimés par la terreur. Mais
cela n'a servi qu'à leur arracher leurs masques de «paix» et qu'à
souligner une fois de plus que les régimes compradors des nations
opprimées ne peuvent jamais asséner des coups résolus et sans
compromis à leurs maîtres impérialistes. Les impérialistes ont
mis en scène leur propre désarmement mais la paix ne pouvait jamais
sortir des salles de banquets de ces vampires. Après tous leurs
pactes et traités, ils détiennent encore, en particulier les impérialistes
des Etats-Unis et de la Russie actuelle, des arsenaux mortels
capables de détruire le monde un nombre incalculable de fois.
Les impérialistes ont parlé d'une «nouvelle ère de développement
et de coopération» mais le seul résultat a été une intensification
de l'exploitation des masses dans les nations opprimées et dans
les pays capitalistes eux-mêmes - la paupérisation des producteurs
réels. Dans les pays de l'ancien bloc soviétique, y compris la
Russie, la domination ouverte du capital réduit progressivement
à néant les illusions de prospérité et de croissance à l'abri
des crises. Et les rêves des impérialistes occidentaux de surmonter
leur crise se sont transformés en cauchemars: ils s'enlisent de
plus en plus, ils créent des troubles et on leur riposte, et aujourd'hui
ils ont à faire face à la colère des opprimés même dans leurs
propres pays. Le cours des événements a été rapide, ce qui souligne
une fois encore le caractère explosif de la situation mondiale.
Le son des trompettes de la contre-offensive réactionnaire, qui
faisait tant de bruit il n'y a encore que deux ans, tombe de plus
en plus dans des oreilles de sourds. Des fractions de plus en
plus nombreuses des masses dans bien des parties du monde continuent
à s'éveiller à la résistance, à la révolte et à la révolution,
plus profondément conscientes de la banqueroute des révisionnistes
aux abois, acueillant avec chaleur la montée radieuse du pouvoir
rouge dans les hautes montagnes du Pérou et cherchant des moyens
plus efficaces pour asséner des coups à leurs propres oppresseurs.
Le «Grand Désordre» est une bonne chose
Mao Tsétoung, le grand dirigeant du prolétariat
mondial, nous a enseigné que l'impérialisme soulève toujours une
grosse pierre dans le but de la lancer contre les opprimés et
finit par se la laisser tomber sur les pieds. Cela s'applique
tout à fait à la situation mondiale actuelle. Le grand tapage
au sujet de leur «nouvel» ordre mondial et le cours réel des événements
a seulement servi à prouver sans le moindre doute que rien de
bon ne peut résulter de ce système qui dévore les hommes. Leurs
institutions, leurs laquais réactionnaires et leurs créatures
révisionnistes sont de plus en plus démasqués. La Guerre Populaire
au Pérou a conquis des zones libérées où notre classe a une nouvelle
fois établi le pouvoir du peuple. Dans les nations opprimées du
monde, la «zone des tempêtes» de la révolution mondiale, les luttes
et la résistance des masses contre l'impérialisme et leurs laquais
réactionnaires sont en plein essor, écartant les dirigeants corrompus
d'hier, de nouvelles générations prennent en main les tâches qui
feront avancer leurs luttes. Il y a de l'effervescence et de la
révolte, à des degrés divers, dans chaque couche et dans toutes
les couches d'opprimés, parmi les femmes, dans la jeunesse et
dans les couches les plus profondes des masses enchaînées depuis
des siècles par la réaction sous toutes ses formes montrueuses.
L'ignoble brute US vient juste de recevoir un sérieux avertissement
sur son propre territoire de la part des victimes de son oppression
de classe et raciale. Et les tigres en papier impérialistes continuent
à se dégonfler comme des baudruches sous les coups des lances
acérées des masses opprimées dans tous les pays où ils osent commettre
des aggressions. Une grande vague de «désordre révolutionnaire»
grossit et c'est une bonne chose.
Dans le cadre de l'aggravation de la crise du
système impérialiste mondial, toutes les contradictions essentielles
- la contradiction entre les nations opprimées et les puissances
impérialistes, la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie
dans les pays capitalistes et impérialistes et la contradiction
entre les puissances impérialistes elles-mêmes- connaissent un
nouveau développement. Parmi ces contradictions, celle entre les
nations opprimées et les puissances impérialistes et avec une
ampleur notable, quoique secondaire, la contradiction entre le
prolétariat et la bourgeoisie dans les pays impérialistes s'intensifient.
La désagrégation du camp impérialiste soviétique a amené un relâchement
de la contradiction inter-impérialiste par rapport à son niveau
antérieur d'intensité. Mais la collusion des impérialistes repose
sur la concurrence, ce qui se manifeste aujourd'hui dans le réalignement
des forces et les nouvelles rivalités qui surgissent entre puissances
impérialistes face à l'aggravation de leur crise et à la montée
des luttes du peuple.
Pour reprendre les mots de la Déclaration de
1984, dans cette période où des perspectives sans précédent pour
la révolution se font jour: «Nous devons intensifier notre vigilance
révolutionnaire et redoubler d'efforts afin d'être prêts, sur
le plan politique et idéologique, en matière d'organisation et
sur le plan militaire, pour pouvoir profiter de ces occasions
de façon à favoriser au maximum les intérêts de notre classe et
conquérir le plus possible d'avant-postes pour la révolution prolétarienne
mondiale». L'existence du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste
et des partis Maoïstes regroupés en son sein fournit une base
puissante à l'accomplissement de cette tâche, et il faut la réaliser.
En particulier, les communistes doivent remettre l'arme du Marxisme-Léninisme-Maoïsme
entre les mains de la multitude des masses opprimées, persévérer
dans la lutte implacable contre toutes les formes de révisionnisme,
ancien ou moderne, créer des partis Maoïstes là où ils n'existent
pas et renforcer ceux qui existent, de façon à préparer, lancer
et conduire à la victoire des Guerres Populaires pour détruire
à jamais l'impérialisme et la réaction et avancer vers l'avenir
glorieux du communisme.
- 26 décembre 1993
1L'édition originelle de la Déclaration utilisait
le terme "Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung".
Le changement qui apparaît ici reflète l'avance de l'unité et
de la compréhension au sein du MRI. Veuillez consulter la note
à l'édition de 1998 et «Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme!»
2Ce passage et certains autres ne correspondent
plus entièrement à la situation internationale actuelle. Veuillez
consulter la résolution «Sur la situation mondiale» en
annexe de cette édition.